Partir en vacances ? Oui, en touriste responsable !

juillet 6th, 2010

Odyssée responsable

Les trophées du tourisme responsable en sont à leur quatrième édition. Vous pouvez découvrir les nominés 2010 et les lauréats des années précédentes sur leur site

L’idée qui m’a séduite : le Solar hôtel à Paris. Des prestations et une gestion “responsables” pour un prix très correct. L’idée est très intéressante : allez voir !

Et cette opération zéro carbonne en Baie de Somme ?  Une quarantaine d’acteurs du tourisme de la Baie de Somme se sont associés pour les 2èmes semaines zéro carbone en Baie de Somme, organisées du 26 juin au 10 juillet. Ces semaines, destinées à mettre en évidence un tourisme éco-responsable local, mettent en place des initiatives comme le covoiturage de proximité, la mise en valeur du vélo avec des balades découvertes le 10 juillet, des activités sport et nature, la mise en valeur des produits locaux du terroir. Demandez le programme !

Écologiquement vôtre

Xénia

Au plaisir des mots : été

juillet 6th, 2010

Été brûlant ou frais mais en or

Étymologiquement parlant, que l’été soit brûlant confine au pléonasme… En effet, son ancêtre, le mot latin aestas qui désignait déjà cette saison, se rattache à une racine indoeuropéenne aidh, caractérisant le fait de brûler. Dans son Grand Dictionnaire universel, Pierre Larousse rappelle, non sans une poésie toute spontanée, que l’été « commence le 21 juin (quelquefois le 22), au moment où le soleil, quittant les Gémeaux, entre dans le signe du Cancer, et finit le 22 septembre (ou le 23), en même temps que le soleil sort de la Vierge ». On appréciera cette dernière précision, tout en goûtant une autre remarque quant à la durée de l’été, « environ 93 jours, 21 heures, 6/10 ». Cet « environ » nous réjouit : ainsi le chaud temps, comme disaient les Provençaux, est parfaitement délimité…

Si l’été doit être étymologiquement brûlant, force est de constater qu’il peut cependant être pourri. Et R. Castans de soulever dans son Dictionnaire des mots d’esprit (1991) une logique propre à la langue française, qui fait que l’été est déclaré « pourri » quand il est « frais ». Mais si l’été brille de tous ses feux et nécessite de l’ombre, J. Jouy, chansonnier du XIXe siècle, proposait une solution absurde et désobligeante : « Voici l’été ; épousez une femme ombrageuse. »

Il est vrai que dans le Dictionnaire de l’Académie de 1932, on rend compte de la muflerie de la langue à travers un sens figuré de l’été, désignant « chez un homme un Regain de jeunesse ou chez une femme un Dernier éclat de beauté ».

On choisira de retenir plutôt le calendrier républicain de Fabre d’Églantine, en usage de 1793 à 1806, assimilant l’été au mois en –or, du 19 juin au 18 septembre : messidor, thermidor et fructidor.

Ce qui nous entraîne, pour la rime, vers Jacques Dor définissant ainsi l’été dans le Dico de ma langue à moi (2000) : « Fantaisie d’herbes chaudes, de ciel outremer, de mer outre ciel et de coccinelles aux seins nus. » C’est tout de même plus parlant que la définition de Michel Leiris dans son Glossaire de 1935 : « Été : T étend ses bras, croix symétrique, entre les ais à sang aigu. » Un vrai casse-tête ! À résoudre pendant l’été, que je vous souhaite merveilleusement d’or.

Jean Pruvost est professeur des Universités à l’Université de Cergy-Pontoise, où il enseigne la linguistique et notamment la lexicologie et la lexicographie. Il y dirige aussi un laboratoire CNRS/Université de Cergy-Pontoise (Métadif, UMR 8127) consacré aux dictionnaires et à leur histoire.

Écoutez toutes les émissions de Jean Pruvost sur Canal Académie !

Retrouvez l’article sur Canal Académie

     Eti vous vous posez une question sur un point précis de français ou si vous souhaitez simplement approfondir votre connaissance de la langue française, cette rubrique vous est destinée.

     ous y trouverez les questions les plus fréquemment posées par nos correspondants, assorties des réponses du Service du Dictionnaire de l’Académie française.

Parole d’académicien !

Bon été, au plaisir des mots.

Xénia

Ils photographient les favelas autrement

juin 30th, 2010

Un bel exemple de projet artistique, qui change notre regard et nous appelle à nous détacher de nos clichés.
La vidéo dure 10 mn, elle est magnifique : prenez le temps de la regarder !

Un article tiré du site YOUPHIL

À la rencontre de jeunes photographes des favelas.

Des trafiquants de drogue, des enfants armés, des habitants terrorisés. Voici les images que diffuse la presse brésilienne pour illustrer les favelas. Des clichés qui entretiennent la peur et les préjugés, réduisent leurs habitants venus de divers milieux à des “pauvres” et les excluent un peu plus de la société.

Pourtant, lorsque nous sommes entrés dans Maré, au Nord de Rio, nous avons aussi traversé des rues animées, emplies de musique et de passants, aperçu des enfants jouer et des couples s’enlacer. Ce sont ces moments de vie et de chaleur, de danse et de partage, que montrent les photographies que nous avons sélectionnées pour ce portfolio.

Si ces images sont bien différentes des autres, c’est que les photographes qui les ont prises viennent eux-même des favelas. Ils sont formés à la technique et à l’art de la photo par de vrais professionnels dans une école gratuite, au sein de l’Observatoire des favelas, ONG spécialisée dans la recherche et l’action sociale dans les milieux urbains marginalisés.

A travers son projet Imagens do Povo (images du peuple), qui rassemble une école, une agence et une banque d’images, le photographe João Roberto Ripper a voulu donner la parole à ceux qu’il a tant photographiés lui-même. Aujourd’hui, ses étudiants remportent des prix, une trentaine d’anciens élèves vivent de la photo, et le centre attire des jeunes de tout Rio par la qualité de son enseignement.

Poésie chinoise : LI PO (701 - 762)

juin 23rd, 2010
Complainte des marches de jade

Tard dans la nuit les marches de jade perlent d’une rosée
Qui traverse la soie de ses bas
Baissant le rideau de cristal finement ciselé
Elle contemple la lune d’automne

Ivresse solitaire au clair de lune

Une cruche de vin parmi les fleurs
Je bois seul nul compagnon
Je lève ma coupe pour inviter la lune
Avec mon ombre nous voici trois
Mais la lune ne sait ce qu’est boire
Et l’ombre inutilement me suit
Lune ombre compagnes d’un instant
Joyeusement célébrons le printemps
Je chante et la lune vacille
Je danse et l’ombre s’affole
Tant que nous sommes éveillés réjouissons-nous
L’ivresse venue nous nous disperserons
Puissent nos jeux insouciants durer à jamais
Un jour nous nous retrouverons sur la Voie Lactée

Parmi les nuages et les pins

Reportages photo d’Hélène Robert

juin 21st, 2010

 J’ai rencontré Hélène en mai dernier à Paris. Grande, fine, attentive, “à l’écoute” ! J’ai découvert qu’un(e) photographe était avant tout attentif (ve) aux paroles. L’image vient ensuite.

Je vous recommande donc cette petite ballade picturale : Découvrez  vite les reportages photo d’Hélène Robert !

Photo d’Hélène Robert

Xénia




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